La mobilité est bien plus qu'une simple "habileté". Elle exige de ceux qui la pratiquent (les étudiants, futurs managers, dans le cas qui nous occupe de réelles compétences non seulement en termes de savoirs académiques ou savoir-faire mais également en termes de capacités d'improvisation, de mobilisation de savoir-faire et d'intelligence sociale. La mobilité doit, dès lors, servir l'insertion professionnelle de ces étudiants mais aussi, et peut - être surtout, faciliter leur évolution de carrière dans un contexte globalisé. Conscients de cette problématique, nous cherchons au sein de l'Ecole Supérieure de Commerce de La Rochelle à développer chez nos futurs managers à l'international la capacité "d'apprendre à apprendre" en valorisant ce qui pourrait être défini comme un capital social de mobilité. Dans notre approche pédagogique, trois socles sont indissociables : - l'académique qui vise une culture managériale globale, - la professionnalisation qui conduit l'apprenant à apprécier des contextes socioculturels différents et - le développement personnel qui incite à mûrir un projet professionnel et personnel. Ces trois dimensions, intimement liées dans notre approche, visent le développement de compétences requises par un marché international en perpétuelle mouvance: capacité à convertir les apports académiques en compétences professionnelles, à mettre en œuvre les méthodologies appropriées et produire ainsi les réponses appropriées au contexte donné, à appréhender la dimension socioculturelle dans la relation d'affaires... Notre parti pris pédagogique fait l'objet d'une approche expérientielle qui cherche à identifier les compétences développées par la mobilité de nos étudiants qui ont vécu deux ans à l'étranger (stages et séjour académique). Quelles démarches, propices à la conversion des savoirs théoriques et des expériences en compétences professionnelles et sociales, le futur "global manager " doit - mettre en place pour garantir son insertion professionnelle à l'international ?