L'esthétique est au coeur de la spéculation de Valéry : point de convergence entre l'oeuvre artistique et la réflexion abstraite de cet auteur, elle constitue le terrain où fait ses épreuves une " logique " du sensible à la fois très novatrice et très typiquement valéryenne. Dans une telle perspective, cet article propose de lire un certain usage que Valéry fait de la prose poétique comme l'application d'une conception sensible du temps, d'une idée dynamique de la forme, ainsi que d'une idée de critique qui en fait le lieu privilégié de la compréhension de soi.