cette étude fait écho à l'hypothèse selon laquelle les jeunes mineurs pris en charge par la PJJ sont plus volontiers enclins à s'inscrire dans des trafics de produits stupéfiants qu'à s'insérer dans des filières proposées par leurs éducateurs, ces dernières proposant une balance coût/bénéfices moins immédiatement positive aux yeux de ces mineurs. Ce travail vise à démêler les différentes dimensions sous-jacentes à cette représentation et s'appuie sur un recueil de données auprès des professionnels de la PJJ. Il évoque les constructions pénales de l'implication des mineurs dans les trafics, les grandes tendances des différentes infractions recensées pour ce public et les corrélations entre ces infractions et les pratiques de consommations de produits psychoactifs de ces mineurs.