Identification de deux types de morales dans la conception smithienne du sujet moral et mise en évidence des conditions d'accès à l'autonomie par le passage de la morale commune à la morale parfaite. Par où il apparaît que nous avons, tout à la fois, une reconstruction génétique de la morale du sens commune et une déduction théorique des contours de la morale parfaite. De l'une à l'autre, il y a un saut qui marque la tension entre conceptions empiriste et sentimentaliste d'un côté et, de l'autre, idéaliste, du sujet moral.