À l'heure de l'application généralisée des normes IAS/IFRS, et d'un certain scepticisme sur leur utilité économique, cet article[1] s'interroge sur les influences ressenties par les directeurs financiers vis-à-vis de l'adoption de ces normes. Une enquête par questionnaire, construite sur une grille de lecture néo-institutionnelle a été adressée aux directeurs comptables ou financiers des sociétés du CAC 40, d'Euronext 100 et du Next 150. Les résultats mettent en évidence la prédominance d'un isomorphisme coercitif, qui coexiste avec un comportement mimétique marqué. En outre, l'adoption des IAS/IFRS n'est pas perçue comme un levier de performance économique, mais plutôt comme un moyen d'asseoir la légitimité de l'entreprise.