Ce qui distingue le mariage de toutes les autres formes d'union, c'est la reconnaissance de sa légitimité par une instance ayant une autorité à la portée universelle. C'était déjà le cas en Grèce, où l'instance était la cité, ou toute autre forme équivalente. Cette légitimation trouvait elle-même sa raison d'être dans le fait que le mariage apportait quelque chose à la communauté pour laquelle cette instance était la référence et à laquelle cette légitimation fournissait une garantie, formant ainsi un cercle vertueux. Pour les Grecs, comme pour l'ensemble des sociétés humaines, ce quelque chose était en fait quelqu'un, l'enfant, et cette garantie, celle de sa légitimité. Il en allait de même pour les Romains, qui ajoutèrent les notions de consentement mutuel et d'affectio maritalis, avant que le christianisme n'ajoutât à son tour celles d'indissolubilité et de fidélité.