Allant au-delà du néo-kantisme, Raymond Aron a appliqué le criticisme à la raison historique et insisté sur les limites de l'objectivité. De plus, il restaure la liberté humaine, notamment au prix de la dépoétisation et de la pluralité des interprétations. Rejet ainsi de toute vision totalisatrice, a fortiori totalitaire ou utopique, sa réflexion sur l'histoire, mais également sa réflexion sur la société, ainsi que sur les relations internationales, trouvent leur unité dans la condition humaine, dans la condition de l'autre dont la connaissance nous permet seule, selon lui, de nous connaître nous-même.