L'exploration fictive du passé amène souvent à majorer la figure du passé (l'insistance sur les paradoxes temporels dans le cas du voyage temporel en est l'exemple), au détriment de la figure du présent, souvent minorée, utilisée comme faire valoir ou comme simple réceptacle des effets émanant du passé. Nous souhaitons renverser la perspective : les voyages temporels ne sont pas du passé vécu comme présent mais à l'inverse et plus radicalement du présent transféré dans le passé. L'analyse proposée à propos des Temps parallèles de R. Silverberg, mis au préalable en perspective à l'aide de deux œuvres présentant des approches différentes, pourra contribuer à revaloriser le présent.