Parmi les maîtres ès arts actifs à Paris à la fin du XIIIe siècle, Radulfo Brito occupe certainement une place à part : son activité de maître est documentée par une masse imposante de commentaires au corpus aristotélicien. Néanmoins, une partie non négligeable de sa production est encore inconnue ou méconnue à ce jour. Sur la base de l'étude menée en vue de l'édition critique du commentaire de Raoul à l'Éthique à Nicomaque, l'auteur estime que l'on peut attribuer à cet auteur un recueil de commentaires sur la philosophie naturelle et la métaphysique contenue dans deux importants manuscrits qui remontent au XIVe siècle : le Firenze, Bibl. Naz. Conv. Soppr. E. 1.252 et le Vat. lat. 3061. Dans cette étude, l'auteur souhaiterait attirer l'attention sur deux de ces textes, contenus, l'un comme l'autre, dans le manuscrit de Florence (désormais : F.) : - Anon., Questiones super lib. De causis (ff. 242va-249rb). - Anon., Questiones super lib. Metaph (ff. 265ra-310ra).