Un mouvement sexologique s'est constitué en France dans les années 1930 à l'initiative du Docteur Edouard Toulouse. Il s'inscrivait dans la démarche d'hygiène mentale et dans l'idéal " biocratique " de l'aliéniste : rationaliser la vie sociale et sexuelle, grâce à la science mais il n'a laissé que peu de traces dans l'histoire, et reste généralement méconnu. L'auteur s'interroge sur les raisons de cet oubli et analyse les liens qui existèrent entre ce courant et certains membres du jeune mouvement psychanalytique français, particulièrement le Docteur Paul Schiff et la Princesse Marie Bonaparte, du début des années 1930 à la guerre.