La valorisation des résultats de la recherche archéologique pose une série de problèmes tout à fait spécifiques. Cette spécificité tient, d'une part, au coût des opérations de terrain et des analyses de matériel qui justifie les exigences des bailleurs de fonds en matière de divulgation des données obtenues ; elle se manifeste, d'autre part, par la lourdeur des programmes, qui impliquent un nombre élevé de collaborateurs dont il est difficile de faire converger les efforts en vue d'une publication commune. Ces tensions ne sont pas nouvelles mais dans un contexte marqué, à la fois, par une évolution profonde des modes de financement de la recherche, aux dépens des dotations récurrentes, et par l'émergence de nouveaux supports d'édition, tout ou partie dématérialisés, il est apparu nécessaire de rouvrir le débat sur les publications archéologiques, leurs rythmes et leurs vecteurs, dans une perspective largement internationale.