Le corps d'une personne handicapée moteur s'impose souvent obstinément à la conscience de chacun des protagonistes en relation, que cette différence soit immédiatement perceptible ou bien connue par réputation . En effet, sa difficile fonctionnalité en milieu ordinaire implique par contrecoup l'intervention d'autrui ou encore de regards irrésistiblement attirés par l'inattendu. Le corps de cette personne est usuellement une source intarissable d'achoppements et d'incertitudes, qui viennent rendre plus difficile le cours banalement paisible de la vie de tout un chacun. Le propos ici tenu tente la recension des nombreux enjeux corporels quotidiens quand ce dernier est dépendant pour les actes de la vie quotidienne. Quid de l'autonomie ? Comment se négocie-t-elle dans les interactions avec les aides humaines ?